Analyse des pratiques professionnelles

 

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l’Analyse des pratiques professionnelles

Après un parcours de carrière de 25 ans en tant  que Senior Consultante Coach, en transition de carrière, évolution professionnelle, formatrice en entreprise et cabinet tel que Lee Hecht Harison/Altédia, et de dirigeante fondatrice d’un cabinet d’accompagnement du changement : Essentia Consultis.

J’interviens dans les secteurs, médico-social, insertion, institution, collectivité locale et territoriale, entreprise.

Une proposition de travail autour d’un processus d’animation et d’une approche  se voulant proche des préoccupations des salariés et des organisations, comprenant à la demande: de la formation, du coaching individuel et/ou d’équipe, de la cohésion/régulation d’équipe et un temps de méditation de pleine conscience (1h).

Cette approche intègre les différents niveaux de travail particulier du courant CT (Coach & Team) de Vincent Lenhardt, « c’est à dire la capacité à gérer et à comprendre la complexité de l’organisation, les niveaux d’autonomie des participants, comment trouver du sens à son travail, la gestion des processus parallèles et des réactions transféro-contre-transférentielles des participants ». Avec des apports de la philosophie,  l’approche humaniste, systémique, de la complexité pour un accompagnement intégratif.

Construire sa propre approche et son identité professionnelle créative, tel sont les enjeux identitaire de l’analyse des professionnelles

L’analyse des pratiques professionnelles permet à une équipe, à des professionnels,  de mieux appréhender leur travail, leurs relations et leur activité professionnelle avec l’aide d’un professionnel, de réduire le stress dans les organisations. Permettre aujourd’hui à des personnes exerçant le même métier de se perfectionner et de redonner du sens à leur travail, à leurs relations professionnelles. amener les personnes à une prise de conscience de leur pratique grâce à la mise en mots. Les récits croisés du groupe permettront à l’analyse des pratiques en tant que telle de prendre corps. Elle englobe plusieurs dimensions du travail :

  • Ce que je fais, mais dont je ne parle pas : cela correspond à la différence entre travail prescrit et travail réel.
  • Ce que j’aimerais faire, mais que je n’arrive pas à faire : il existe un conflit entre « l’idéal professionnel » (ce que j’aimerais pouvoir faire) et « l’empêchement d’agir » (ce que je n’arrive pas à faire par manque de moyens financiers ou humains, de temps, etc.).
  • Ce que je fais, mais que je préfèrerais éviter de faire : sous ces termes se cachent notamment les tâches rébarbatives, qui paraissent inutiles.
  • Ce que je fais sans en avoir conscience : des actions qui sont si habituelles qu’elles ne semblent plus faire partie de l’activité. Cela peut aussi correspondre à des actions dont on préfère ne pas avoir conscience car c’est plus confortable.

Elle fonctionne sur la base du volontariat : les personnes intéressées se réunissent une fois par mois environ, par groupe de 8 a 10 personnes, maximum.

Le déroulement d’une analyse de pratiques

Généralement, un lieu de rencontre hors du travail est proposé, en premier lieu afin que les entrevues ne se superposent pas aux tâches quotidiennes, mais aussi parce qu’il est important de mettre en place une certaine distance avec l’entreprise.

L’animateur lui-même doit être extérieur à l’entreprise, inconnu des participants et sans relation hiérarchique avec eux. Il se trouve dans une position entre l’institution et les participants et doit être capable de gérer la complexité de cette position. c’est pourquoi une connaissance des organisations est un plus, en effet, même si les échanges restent confidentiels, l’institution peut être demandeuse d’informations quant au déroulement de ces séances.

L’animateur peut alors choisir s’il préfère garder un silence total quant à ce qu’il se passe dans ces échanges, mais l’institution peut alors craindre un complot. Certains animateurs, qui voient dans le silence complet un risque de repli du groupe, offrent quelques retours à propos de l’avancée du travail au sein du groupe, avec l’accord de celui -ci sur ce qui sera restitué.

Un des objectif, pour l’animateur est que les participants puissent avoir une parole libre, exprimer toutes leurs pensées. À ce titre, il ne doit pas se placer dans la position de celui qui détient le savoir, mais doit savoir accompagner les participants dans leurs questionnements autour de leurs pratiques. Sa médiation doit ainsi permettre aux participants d’aborder sans animosité des sujets qu’ils ont du mal à évoquer dans le cadre du travail, situation parfois génératrice de conflits.

Les différentes étapes de l’analyse de pratiques professionnelles

Garant de ce qu’il se passe à l’intérieur du groupe, l’animateur doit savoir respecter la parole comme les silences. Selon le groupe, il peut décider de le laisser s’auto-réguler ou non, en prenant toujours garde à préserver la pérennité du groupe.

Il reste conscient que, au cours des échanges, l’animateur passe d’une position de savoir à une autre de non-savoir : lorsqu’il est du côté du savoir, il ne doit pas en avoir un usage excessif, ce qui pourrait annuler les effets positifs de l’analyse.

Il doit savoir mettre en avant le vécu de chacun, et conférer à ce vécu un statut de savoir à part entière : autrement dit, chaque professionnel doit comprendre qu’il possède une expérience, dont il est expert, et que rien ne peut lui ôter cela

L’animateur doit également savoir prêter attention à la souffrance psychique, qui peut être ressentie par une personne en situation professionnelle. Elle peut avoir pour origines plusieurs facteurs : manque de temps et de moyens pour réaliser des missions, écart entre idéal professionnel et réalité, doubles contraintesL’analyse des pratiques doit permettre de mettre des mots sur ces difficultés, et ainsi de redonner un sens au vécu professionnel.

Dans un premier temps, le travail permettra de mettre en mots la blessure narcissique, c’est-à-dire ce que la personne ne parvient pas à faire et qui lui fait penser à un sentiment d’incompétence. Ce sentiment est quelque chose de difficile à avouer à ses collègues, plus encore en réunion ou en entretien de fin d’année. Il semble que, dans le travail quotidien, on tend à donner une image de « bon professionnel », adapté au monde du travail. Dans ce cas, il est d’autant plus difficile d’exprimer des sentiments réels qui peuvent être à l’opposé.

Un autre temps sera utilisé à comprendre les situations dans lesquelles sont placés les professionnels : on recherchera notamment les causes de cette situation, pour la mettre en sens et comprendre ce qui nous fait agir. Le but de l’analyse professionnelle est ce croisement des points de vue sur une situation, qui permet de faire le lien entre objectivité et subjectivité, mais aussi entre singularité et universalité.

L’analyse des pratiques permet entre autre aux professionnels de prendre du recul face aux actions réalisées, mais aussi face aux échecs qu’ils peuvent rencontrer. Le groupe permet d’apprendre à mettre en place de nouvelles façons de faire, à ouvrir la discussion aux autres.

Une atmosphère de confiance et de respect doit être instaurée entre l’animateur et les participants afin que l’analyse des pratiques porte ses fruits, et que les participants soient impliqués dans leur parole (ce que Pierre Vermesch appelle « la position de parole incarnée »). Atteindre une parole authentique et libre dans un groupe d’analyse de pratiques est un travail long et compliqué. D’ailleurs, il arrive souvent que les groupes traversent des phases de régression, en réaction à l’angoisse provoquée par cette possibilité de libre parole. Classiquement, les participants pourront en vouloir à l’institution (« ils nous obligent à ça ») : l’animateur saura alors accueillir cette parole et la redondance qu’elle implique, jusqu’à ce qu’elle amène à la construction d’une pensée différente et constructive.