La thérapie intégrative

thérapie intégrative

Qu’est ce que la Psychanalyse intégrative ?

La thérapie intégrative s’adresse à toute personne :

  • qui ressent le besoin de mieux se connaître, d’avoir accès à ses parts inconscientes,
  • qui cherche à vivre de manière libre et authentique, en acceptation d’elle-même, du chemin parcouru et de son évolution,
  • qui vit une crise de passage et qui aimerait la vivre dans l’acceptation et la conscience et qui aimerait changer, sortir d’une situation limitante.

La vision intégrative

Clare W Graves est à l’origine de la théorie en psychologie évolutionniste.

Il pensait que de nouvelles connexions neuronales dynamiques s’assemblent automatiquement dans le cerveau humain en réponse à l’évolution des questions existentielles et sociales. Sa théorie soutient la possibilité que « la nature de l’homme n’est pas un ensemble statique, elle est perpétuellement émergente, c’est un système ouvert et non fermé ».

Pour établir un pont entre des théories apparemment différentes, Graves développa une théorie permettant de réconcilier les approches de la nature humaine et de la maturité psychologique.

Tout se passe comme si chaque individu rejouait en accéléré l’évolution que l’humanité a connue depuis des millénaires. Parler de « vision intégrative », c’est prendre en compte que les hommes et les femmes sont en évolution continuelle et que notre évolution, comme celle du monde, est jalonnée de «sauts», de crises de passage, de transformations.  Si les croyances que j’avais hier ne valent plus aujourd’hui, rien n’est à jeter. Les croyances que j’ai à un moment donné me sont utiles jusqu’à ce que, comme un vêtement trop petit pour moi, elles ne me correspondent plus. Nos actions, nos comportements, nos pensées prennent leur sens dans le système complexe de valeurs qui est le nôtre à un moment donné.

Les différentes manières de considérer le monde ne s’annulent pas quand nous passons à une autre étape de notre vie. Au lieu de cela, ils s’ajoutent. Nous ne pouvons jeter la pierre aux croyances passées puisqu’elles sont le socle sur lequel se sont construites les nouvelles. Voilà pourquoi on parle d’une «vision intégrative». Nous intégrons au fur et à mesure de nos vies différents enseignements qui ne s’annulent pas, mais s’ajoutent les uns aux autres à notre puzzle intérieur.

La spirale dynamique de la conscience

Graves réalise, et c’est sa thèse essentielle, que «les étapes d’évolution de la société humaine se rejouent en accéléré dans la vie d’un individu». Les approches évolutives reconnues, comme les travaux de Piaget, s’accordent à cette théorie. De la petite enfance à l’âge adulte, nous traversons des phases de développement dans lesquelles nous rejouons les étapes vécues par les sociétés humaines depuis le début de l’humanité. Par exemple, l’être humain, au début de la société, assure sa survie en suivant ses instincts et en satisfaisant ses besoins biologiques. Sa pensée est automatique et il n’a pas de système de valeurs conscient.  De la même manière, l’être humain à la naissance est conditionné par ses besoins physiologiques ; il n’est pas encore conscient de lui-même.  Comme les croyances du monde de Neandertal ou de celui du Moyen Age ne sont pas les mêmes que celles du monde contemporain, nous traversons dans nos vies différentes étapes qui sont autant d’évolutions de nos croyances, de nos manières de voir le monde.

Résister au changement est souvent notre première réaction quand apparaissent les premiers signes d’une crise. Entendre notre résistance comme une information supplémentaire à une meilleure intégration de ce qui cherche à se dire lorsque nos valeurs passées s’effondrent est nécessaire pour garder notre cohérence interne. En fait, « les crises de passage » sont liées au principe même de nos vies. La vie adulte n’est pas synonyme d’immobilisme et notre vie est faite de changements, parfois très marqués socialement comme les naissances, les mariages, les séparations, les deuils. Parfois, les changements sont moins notables et vécus sur un mode plus intérieur.

Ma référence à la psychanalyse intégrative :

La SFPI (Société Française de Psychanalyse Intégrative) dont je suis membre depuis 2013

Une approche qui Intègre la complexité de l’être humain décrite par Max Pagès qui définit différents systèmes composant l’être humain : système corporel, système émotionnel, système langagier et système socio-familial. Ces systèmes s’étayent entre eux à chaque stade du développement du psychisme. Un changement dans un système entraîne un changement dans tous les systèmes. Au cours de la trajectoire thérapeutique, thérapeute et patient travaillent sur les interactions des systèmes internes à chacun et celles qu’ils établissent par leur relation entre les différents systèmes de l’un à l’autre. Elle propose de profiter des avancées de tous les champs de recherche : psychanalyse, psychologie, sociologie, biologie, neurosciences… avec toujours le même enjeu : celui de leur articulation les uns par rapport aux autres.

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