Marcher vers soi

Marcher
Sans rien attendre
Jusqu’à devenir chemin.
Anise Koltz

 

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Marcher, c’est accéder à l’essentiel de notre être !

Marcher est naturel pour l’être humain, depuis l’aube de l’humanité nous marchons, pourtant dans nos vies sédentaires d’aujourd’hui, nous oublions de marcher, de respirer et de lever les yeux pour regarder le ciel. Les cultures ancestrales nous ont montrées le lien puissant qui nous unit à la nature, pour le Tao, nous sommes le tout dans le tout, une partie de cet univers. De même les Indiens d’Amérique ne concevaient pas de séparation entre la terre et leur propre nature. nous sommes donc reliés… souvent couper de notre corps,  de la nature, nous souhaitons pourtant tous nous reconnecter avec notre soi profond, mais pour cela, nous devons faire des choix dans nos emplois du temps surchargés c’est la le problème… faire de marcher une priorité,  se donner du temps. Prendre soin de notre tête passe aussi par prendre soin de notre corps. Il est donc impossible de sortir de l’impasse d’une dépression, d’une angoisse, sans prendre conscience de notre unité et de la chaîne; corps/esprit/émotions/âme…

Marcher dans les villes est un exercice que j’ai toujours aimé, me perdre dans une ville que je ne connais pas, j’ai parcouru ainsi de nombreux kilomètres, découvrir les villes d’Amérique du Nord, Montréal ou j’ai tant aimé me perdre, sans plan, et quelquefois la nuit, je n’ai jamais eu peur, je me sentais en sécurité. J’aime marcher des heures au hasard, me laisser porter par le génie des lieux, suivre un fleuve, rêver à une terrasse de café. Il y a des villes où l’on se sent immédiatement dans un bonheur total,

Aujourd’hui j’habite en Aveyron, une région choisie pour le côté sauvage de la nature, ne supportant plus les grandes villes, trop polluées, trop bruyantes, j’ai fai un retour à mon essentiel, et cet essentiel se situe dans une petite ville d’Aveyron: Millau,  j’ai ainsi découvert cette région magnifique l’Aveyron/Lozère/Le Lot.

 

Je marche tous les deux/maximum trois jours, lorsque j’ai une demi journée de libre, je pars comme d’habitude sur les chemins d’Aveyron sans plan, ni carte, j’ai quelquefois des surprises, marcher sur le bord d’une route des Gorges de la Jonte en espérant y trouver un chemin, et me retrouver à marcher sur la route, lorsque le chemin est absent.

Dans mon activité de thérapeute, j’accompagne les personnes dans leurs cheminements intérieurs, les souffrances, les errements, les découvertes de soi, la reconnexion au moi. En cabinet cela à un côté rassurant, mon petit cabinet du centre ville de Millau rassure, c’est comme un petit nid ou l’on vient pour se reconstruire…

Et puis, lorsque un chemin intérieur de reconstruction se fait présent, sortir, cheminer au grand air,  sous le ciel, en connexion avec les arbres, les fleurs et l’odeur si particulière du Causse noir, ou le sapin, le thym, le genévrier, le buis se mélange, pour retrouver en soi la source de vie, du commencement de la vie, pour re découvrir son corps en action, marcher pour sentir les muscles de ses jambes et laisser de côté un instant sa tête, pour la retrouver plus tard, comme clarifier, débarrasser de ses enfermements…La marche va être aussi le lieu d’échange entre notre environnement extérieur et intérieur, nous permettre de comprendre les interactions entre « le dedans » et « le dehors », pour nous éloigner des sentiments de surface.

l'Aubrac à Nasbinhals

Marcher pour se retrouver ?

Pour se retrouver, au sens où, en marchant, vous laissez au bord des chemins les masques sociaux, les rôles imposés, parce qu’ils n’ont plus leur utilité. La marche permet aussi de redécouvrir un certain nombre de joies simples. On retrouve un plaisir de manger, boire, se reposer, dormir. Permettre à chacun de reconquérir un certain niveau d’authenticité.

Mais on peut aller encore plus loin : la marche permet aussi de se réinventer. En marchant, on se débarrasse d’anciennes fatigues, on se déleste de rôles factices, et on se donne du champ.

En marchant, tout redevient possible, on redécouvre le sens de l’horizon. Ce qui manque aujourd’hui, c’est le sens de l’horizon : tout est à plat.  On surfe, on glisse, mais on reste à la surface, une surface sans profondeur, désespérément.

Quand tout va mal, la marche peut-elle aider ?

Je pense qu’elle recèle assez de puissance et de beauté pour délivrer de beaucoup de souffrances. Elle élague, elle remet les choses en place, elle permet de retrouver le chemin du monde, du cœur et le sens de la vie. Il n’est pas rare qu’en marchant se prennent des décisions radicales, qui changent une existence. C’est une formidable thérapie

J’ai donc eu l’envie de partager et de créer un atelier de marche qui allierait la psychothérapie /l’analyse /le coaching, à la marche, une proposition pour ceux que j’accompagne, comme pour la méditation, que je propose à chacun de mes patients en fin de séance, d’ailleurs  méditation et marche sont naturellement associée, la marche est une méditation, lorsqu’elle est pratiqué en silence et en pleine conscience.

Pouvoir restaurer notre écologie intérieure, par une alliance de marche silencieuse, méditation de pleine conscience (le matin et le soir dans la nature), ainsi qu’une proposition de séance de thérapie chaque jour.

Une proposition qui peut se faire en individuel et en petit groupe. le nombre de kilomètre est adapté en fonction de votre forme physique. (à voir ensemble)

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Marche sur le chemin de Saint-Jacques de Compostel à la carte, ex : 3jours/2 nuits en gite ou chambre d’hôtes

 

Exemple de proposition :

  • 1er jour – Départ de Nasbinals – Aubrac –  étape du soir en Gîte – 4 kms
  • 2éme jour – Aubrac – Saint-Côme d’Olt – étape du soir en Gite -16 kms 
  • 3eme jour – marche jusqu’a Espalion – retour bus Sain-Chély d’Aubrac- 5 kms

Prix par personne : 150€ + hébergements et nourriture, prévoir 80€ environ.

 

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